Aménagement urbain

Les forêts urbaines essentielles aux villes de demain

Retrouver du vert au sein des villes est indispensable pour améliorer la qualité de vie et lutter contre les îlots de chaleur. Aujourd’hui, de plus en plus de communes implantent des forêts urbaines, mais comment s’y prendre et quels en sont les avantages ?

Des forêts urbaines en France et dans le monde

Certaines communes et grandes villes, par souci de confort, implémentent en dehors des parcs publics arbres et végétaux. Outre l’aspect esthétique, c’est la lutte contre la chaleur qui est au centre du projet.

Non pas que la ville retrouve un aspect « naturel », il est en réalité objet de planter des platanes le long des axes routiers afin de réduire la sensation de chaleur. Particulièrement apprécié en été, ce projet dispose néanmoins de quelques contraintes.

En premier lieu, la gestion des arbres et son coût. En effet, il n’y a pas que la plantation à prendre en compte, mais également l’entretien, l’élagage, le ramassage des feuilles en automne et, dans les situations dangereuses, l’abatage. Et le choix des essences ainsi que la disposition des arbres doit également être pensée en amont pour éviter de boucher les canalisations et/ou les éventuelles allergies.

Les platanes urbaines pour rafraîchir la ville

Les villes françaises en quête de forêts urbaines

Suite au projet « plan d’action canopée » à Montréal en 2012, New York s’est également investi dans le réaménagement de la ville. Néanmoins, sur le vieux continent, Lyon s’était déjà accaparé ce type de projet à l’an 2000 avec une charte de l’arbre afin de lutter contre le changement climatique.

Lyon a depuis planté 33000 arbres et compte en plante encore 40000 d’ici 2030 en diversifiant les essences pour faire face aux risques allergologiques.

Lyon n’est néanmoins pas la seule ville française à tenter l’évapotranspiration pour rafraîchir la ville. Paris, bien que 27/27 sur le taux de verdissement de la ville (soit 8.8%), est actuellement la première ville du pays à disposer du plus grand nombre d’arbres dans ses limites géographiques, avec pas moins de 190 espèces d’arbres différentes (dont 80% de feuillus et 20% de conifères).

Et la capitale ne compte pas en rester là puisque 20000 arbres supplémentaires seront plantés d’ici 2030 et créer des forêts urbaines d’ici 2050. Qui sait, peut-être que les forêts urbaines seront une composantes pour le nouveau visage des villes dans notre avenir ?